Prévention du cancer de la peau

Dans le cadre de la Semaine Nationale contre le Cancer 2018 la youtubeuse Mademoiselle Karine a mené l’enquête sur le cancer de la peau:

  • Comment reconnaît-on un grain de beauté suspect ?
  • Comment prévenir les cancers de la peau?

Découvrez son interview avec la Dresse Magali Dumont, dermatologue chez Evolys ainsi que la ligue fribourgeoise contre le cancer.

Une belle peau en hiver

 

Les conditions climatiques hivernales sont une vraie souffrance pour la peau. L’air ambiant est plus sec et absorbe l’humidité dégagée; le vent, le froid et le soleil assèchent la peau. Elle s’amincit et se fragilise et peut provoquer des désagréments: tiraillements, lèvres et mains gercées…

Les 4 conseils de notre dermatologue pour avoir une belle peau en hiver

1. Hydrater

L’hydratation est la base d’une belle peau, la peau étant majoritairement composée d’eau. Mais elle est très fragile et se déshydrate facilement. Elle perd son eau, devient rugueuse et tiraille. De plus, une peau qui manque d’eau reflète mal la lumière et perd l’éclat de son teint.

A la surface de la peau, il existe une barrière de protection efficace contre la déshydratation cutanée : c’est le film hydrolipidique. C’est ce film qui protège la peau de la perte d’eau et l’aide à rester hydratée. Mais s’il est altéré, la peau est plus vulnérable aux agressions externes.

L’hydratation de la peau vise donc à reconstituer sa barrière et permet de réhydrater l’épiderme en profondeur.

2. Protéger 

Le rayonnement UV est le principal facteur externe responsable du vieillissement prématuré de la peau. Ce sont les UVAs qu’il faut craindre, d’autant plus qu’on ne les sent pas (à l’inverse des UVBs qui, eux, brûlent). Ils font des dégâts dans la peau, accélèrent le vieillissement cutané et provoquent perte d’élasticité, épaississement, et l’apparition de taches brunes. Ils frappent tout au long de la journée, même en hiver, même par temps nuageux et même au travers des vitres. Ils n’épargnent ni le cou ni le décolleté, qu’on oublie trop souvent.

L’utilisation quotidienne d’un soin protecteur solaire va mettre la peau à l’abri (même en hiver) des méfaits du soleil. Elle sert également à prévenir les risques de cancers cutanés provoqués par l’exposition aux rayons solaires.

En complément, l’utilisation de sérums anti-oxydants permet de prévenir de manière efficace les signes du vieillissement prématuré, en neutralisant les radicaux libres responsables de l’apparition des taches.

3. Tonifier

La mésothérapie permet de tonifier, d’hydrater et de rendre la peau plus pulpeuse. Il s’agit de micro-injections d’acide hyaluronique non-réticulée dans le derme superficiel associées ou non à des vitamines et oligo-éléments. Ces micro-injections sont pratiquées à l’aide d’une fine aiguille par le médecin.

Certains lasers permettent également de tonifier la peau. Par exemple les lasers fractionnés dont l’objectif est la réduction des rides et ridules ainsi que l’augmentation de la tonicité de la peau et l’amélioration de sa texture. Ils confèrent aux patient(e)s un teint nettement plus doux et lumineux. Ils réduisent les cicatrices et permettent également d’atténuer les vergetures.

4. Corriger

Le peeling médical amène un véritable coup d’éclat; en réalisant un excellent nettoyage pigmentaire, il améliore la texture de la peau, en stimulant son renouvellement et son tonus, réduisant les imperfections superficielles telles que les ridules et les pigmentations post-inflammatoires suivant une acné.

La photoréjuvénation (ou photo-rajeunissement) est une technique utilisant la lumière pulsée ou certains lasers. Elle permet de donner un aspect plus jeune à la peau en atténuant les taches brunes solaires, les taches rouges et les petits vaisseaux. Elle améliore la texture de la peau en la rendant plus tonique, plus lisse et plus pulpée. La photoréjuvénation agit donc sur l’uniformité du teint et l’éclat de la peau.

Dermatologie – Ouverture de consultation

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Le centre Evolys se réjouit de pouvoir accueillir la Dresse Annemay Chollet, spécialiste FMH en Dermatologie et Vénérologie, ancienne cheffe de clinique au CHUV et au KSSG de St-Gall.

Dermatologie, vénéréologie et médecine esthétique

La Dresse Annemay Chollet ouvrira sa consultation en dermatologie, vénéréologie et médecine esthétique au sein du centre dès le 01.06.2016.

Dresse Annemay Chollet
rue du Centre 8
1752 Villars-sur-Glâne
026 408.95.00

La Liberté – Acné – La guerre des boutons

Acné – La guerre des boutons

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Acné – La guerre des boutons

Nombreux sont les jeunes qui ont eu un jour la désagréable surprise de voir apparaître leurs premiers points noirs, suivis de près par une armada de boutons. Dès lors, beaucoup doivent livrer un véritable combat pour se débarrasser de ce qui peut se révéler être, chez certains, une calamité particulièrement tenace.

Quelles solutions ?

Dans cet article paru dans « La Liberté » du 27 novembre 2015, notre dermatologue Magali Dumont fait le point sur cette maladie souvent difficile à éradiquer et présente différentes solutions: crèmes, peelings, gels et antibiotiques, isotrétinoïne ou laser pour traiter les cicatrices.

http://laliberte.che.newsmemory.com/publink.php?shareid=2952204e8

Prévention santé: pensez aux tiques!

Prévention santé: pensez aux tiques!

Avec l’arrivée des beaux jours et les sorties en pleine air, le risque de se faire piquer par une tique augmente. Les maladies transmises par les piqûres peuvent se révéler très graves, il est donc important de prendre les mesures de protection adéquates et d’effectuer un examen détaillé des parties du corps après une sortie dans la nature. Une réaction rapide après une piqûre est essentielle et permet diminuer fortement le risque de conséquences négatives.

Où trouve-t-on les tiques?

Les tiques se trouvent dans le monde entier. Les tiques sont présentes jusqu’à 1500 m d’altitude dans toute la Suisse. Elles vivent principalement dans les endroits moyennement humides, dans les forêts de feuillus et les forêts mixtes, avec un sous- bois dense (herbes, arbustes et buissons), notamment dans les zones herbeuses et buissonnantes en lisière de forêt, dans les clairières et près des sentiers forestiers, ainsi que dans les haies et les prairies avec des herbes hautes ou des broussailles. Elles sont rares dans les jardins et les parcs bien entretenus qui ne se trouvent pas à proximité d’une forêt, ainsi que dans les forêts de conifères. Elles vivent sur les plantes basses (à 1,5 m du sol au maximum), attendant de se faire emporter par un hôte qui passe à proximité.

Le risque d’être piqué par une tique est nettement plus faible en hiver qu’entre le printemps et l’automne (de mars à octobre). Les périodes où les tiques sont actives varient parfois d’une année à l’autre, en fonction des conditions météorologiques.

Que risque t-on avec les piqûres de tiques?

Les tiques se nourrissent de sang d’animaux et d’êtres humains. Elles possèdent une sorte de trompe, le rostre, qui leur permet de percer la peau. Elles s’y accrochent solidement avec les nombreuses petites dents du rostre et sont donc difficiles à arracher. En piquant, elles dégagent une substance anesthésiante, si bien qu’on ne sent généralement pas la piqûre.

Elles peuvent transmettre par piqûre différents agents infectieux responsables de maladies telles que l’encéphalite à tiques, la borréliose de Lyme ou beaucoup plus rarement les ehrlichioses ou rickettsioses.

 

La borréliose de Lyme

Dans l’ensemble de la Suisse, 5 à 30 % des tiques (jusqu’à 50 % localement) sont infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi. On estime que 6000 à 12 000 personnes contractent chaque année la maladie due à cette bactérie, la borréliose de Lyme. La borréliose réagit aux antibiotiques et peut être totalement éliminée si elle est diagnostiquée à temps.

L’encéphalite à tique

Les tiques qui hébergent le virus de l’encéphalite à tiques ne se trouvent que dans certaines régions, appelées foyers naturels (zones d’endémie). En Suisse, presque tous les cantons du Plateau sont concernés. Dans ces zones, env. 1 % (0,5 à 3 %) des tiques sont porteuses du virus. A ce jour, on ne connaît pas de régions comptant des tiques infectées au-dessus de 1000 mètres d’altitude.

En Suisse, 100 à 250 cas d’encéphalite à tiques sont déclarés chaque année. Environ 80 % de ces patients doivent être hospitalisés. La maladie, qui peut entraîner une invalidité durable, est mortelle dans environ 1 % des cas avec symptômes neurologiques. Il n’existe aucun traitement spécifique, seuls les symptômes peuvent être traités.

Mesures de protection

Protection contre les piqûres de tiques : il est possible de se protéger efficacement en portant des vêtements bien fermés, en évitant les sous-bois et en utilisant correctement les répulsifs contre les tiques (à pulvériser aussi bien sur la peau que sur les vêtements).

Comme les piqûres de tiques, indolores, passent souvent inaperçues, il est recommandé de bien examiner toutes les parties du corps et ses vêtements après chaque passage dans un milieu à risque. Les tiques privilégient les zones chaudes, humides et fines de la peau, comme le pli des genoux, l’intérieur des cuisses, l’aine, le cou, la nuque et les aisselles, ainsi que, chez l’enfant, le cuir chevelu.

Vaccination contre l’encéphalite à tiques

Elle est conseillée (dès l’âge de 6 ans, en général) aux personnes qui habitent ou séjournent dans une région où la vaccination est recommandée (voir map.geo.admin.ch). Elle est inutile pour celles qui ne sont pas exposées aux tiques. La vaccination n’est pas recommandée en général chez les enfants de moins de 6 ans, car les maladies graves sont très rares avant cet âge. Le cas particulier des jardins d’enfants en forêt doit être évalué en fonction de la situation locale et au cas par cas.

La vaccination est remboursée par les caisses-maladie, conformément aux recommandations dans le cadre de l’assurance de base.

Comment enlever une tique

Toute tique doit être enlevée le plus rapidement possible. Dans les premières 24 heures, le risque d être infecté par une bactérie est quasi inexistant. Le plus pratique est de l’attraper à ras de la peau au moyen d’une pince fine et de tirer régulièrement. Il faut ensuite désinfecter l’endroit piqué. Mieux vaut consulter un médecin si des symptômes apparaissent après une piqûre de tique.

En présence d’un érythème migrant, un traitement antibiotique est indiqué, surtout afin de prévenir l’atteinte d’autres organes en cas de progression de la maladie. Un traitement préventif après une piqûre de tique n’est toutefois pas recommandé s’il n’y a pas de symptômes.

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